Christian Estrosi se retire de la course à la présidentielle

Le maire de Nice, devenu président de la Région PACA en 2015,  affirmait vouloir « défendre ses idées » lors de l’élection primaire qui désignera le candidat UMP pour les scrutins présidentiels de 2017. L’été dernier, il a officiellement annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy, grand favori pour l’investiture avec Alain Juppé.

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Les primaires à l’UMP, c’est pour la fin novembre 2016. Christian Estrosi, 61 ans,  devait être de la partie. L’ancien ministre de l’Industrie de Nicolas Sarkozy (2009-2010), maire de Nice entre 2008 et 2015, date à laquelle il a pris la fauteuil de la région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA), avait affirmé début 2015 sur les chaînes parlementaires Public Sénat et LCP  son intention de profiter de cette élection « pour défendre ses idées ». Depuis plusieurs mois, cet ancien pilote de moto de compétition, laissait planer le doute sur ses ambitions pour 2017, suspendant son choix à celui de Nicolas Sarkozy. Mais, à cette époque, Christian Estrosi semblait prêt à franchir le Rubicon et à se démarquer de son Mentor : « si on était à 100 d’accord, ce serait deux candidatures inutiles » a-t-il souligné lors de cette interview télévisuelle. Il  ajoutait toutefois que Nicolas Sarkozy « n’a toujours pas fait savoir s’il sera candidat ou non », la responsabilité de ce dernier se limitant, « pour l’instant, à la présidence de l’UMP ».

Une manière d’anticiper son rétropédalage si l’ancien président prenait la décision de se lancer une nouvelle fois dans la course à l’Elysée ? «Il n’y a aucune raison que je revienne en arrière sur mon choix de proposer un certain nombre de choses sur lesquelles j’ai travaillé, réfléchi » expliquait alors Christian Estrosi, jugeant « formidable l’opportunité de montrer aux Français que nous avons des engagements à prendre devant eux et qu’ils puissent avoir le choix ».

Son soutien à Nicolas sarkozy, il l’a officialisé en août dernier. L’ancien président de la République, dont ilo fut d’ailleurs le ministre entre 2009 et 2010,  est selon lui «le meilleur pour affronter le Front national, le meilleur face à la menace terroriste et Le meilleur surtout pour engager le redressement de notre économie et de notre production industrielle».

Sans baccalauréat, Christian Estrosi avait débuté sa carrière politique en 1983 au Conseil municipal de Nice. Son premier portefeuille d’adjoint lui avait été proposé par le maire de l’époque Jacques Médecin. Deux ans plus tard, le jeune élu faisait son entrée au Conseil général des alpes Maritimes, puis à l’Assemblée nationale en 1988, sous l’étiquette RPR.

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